Nous avons débattu en réunion publique le 14 mai de la politique du logement à Châtillon et dans les communes du département, de droite comme de gauche.
Voici les conclusions que j'en tire pour Châtillon.
1) Un état des lieux accablant
Une très grosse crise du logement sévit actuellement dans notre ville comme dans toutes les villes du département. Les familles sont entassées, vivent parfois dans des logements insalubres. Les appartements ou pavillons dans le privé sont inabordables pour les classes moyennes ( prix du mètre carré neuf aux alentours de 6 000 € le mètre carré) . Les classes moyennes et populaires doivent de ce fait très souvent partir en plus lointaine banlieue. Ma permanence est remplie à 80% de personnes qui demandent un logement...
2) Que fait la municipalité face à ce constat accablant ?
- Pas grand-chose à vrai dire. Seulement 100 logements sociaux ont été construits en 6 ans et la ville disposait au 1er janvier 2011 de seulement 21,4 % de logement sociaux avant le reconventionnement des logements Icade qui sont près du stade.
- Dans le plan local d’urbanisme de Châtillon, ainsi que nous l’avions souligné maintes fois quand il a été voté, il n’y aucun volontarisme sur les logements sociaux, aucune volonté de mixité sociale, aucune pression mise sur les promoteurs. Pour notre part, nous préconisions que,pour chaque construction de nouvel immeuble ou ensemble d’immeubles, il y ait a minima 30% de logements sociaux et un pourcentage de logements intermédiaires , de manière à introduire une vraie mixité sociale dans les immeubles. C’est typiquement ce genre de disposition qui a été prise à Clamart
- Les critères d’attribution de ces logements sont d’une opacité totale. Personne ne sait quels sont les critères, le processus d’attribution, le délai prévisionnel d’attente et on peut voir des choses surprenantes entre certains qui attendent depuis 10 ans leur logement et d’autres qui l’obtiennent beaucoup plus rapidement… De toutes manières, il n’y a pas de maire adjoint au logement qui déciderait de quelle est la politique à conduire.
- Il n’y aucune réflexion sur les publics spécifiques ( seniors, jeunes, femmes victimes de violence, personnes en situation de handicap, public ayant besoin de logements d’urgence) , ni sur les actions innovantes à développer dans ce domaine en lien avec tous les partenaires qui travaillent dans le domaine du logement.
3) Il est nécessaire de réagir
- Nous avons besoin d’un programme ambitieux de construction de logements sociaux .
Ce programme est à réaliser de manière à garder une ville mixte équilibrée, avec de la mixité sociale au niveau de chaque immeuble ou groupe d’immeubles, des logements , des entreprises, des commerces, des services publics pour tous et pas seulement des logements privés à 6000 € le mètre carré qui poussent comme des champignons dans notre ville !
- La transparence dans l’attribution des logements sociaux est nécessaire, avec publication de critères. Plusieurs solutions peuvent répondre à cette demande : « scoring » comme cela est en train de se mettre en place à Paris, analyse avec l’opposition des attributions comme cela se fait à Fontenay aux Roses, totale transparence et ouverture de la commission d’attribution comme à Asnières…
- Il faut répondre à la demande sur des publics spécifiques : en lien avec toutes les associations qui oeuvrent dans ce domaine. Nos villes voisines nous ont donné beaucoup d’exemples d’actions qui pouvaient être conduites.
Au final, la réunion a montré un vrai clivage entre les politiques de droite sur le logement et les politiques de gauche. Vivement le changement pour Châtillon et pour les autres villes à droite dans le département !









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