Comme beaucoup de monde, je suis scandalisée par les primes de départ absolument incroyables qui ont été attribuées à certains grands patrons d'industrie français, que ce soit Noël Forgeard ou Serge Tchuruk. Il est complètement indécent que Noël Forgeard soit parti avec une somme de 8 millions d'euros, alors même qu'il a laissé EADS dans un état calamiteux et qu'un plan de licenciement de 10 000 personnes est en cours chez Airbus. Loin de moi l'idée de vilipender les chefs d'entreprise ou les entrepreneurs de manière générale, cependant, là , on a dépassé les limites : les patrons d'industrie français ont voulu imiter le modèle anglo saxon en prenant le beurre et l'argent du beurre : Aux Etats Unis, les patrons sont très bien payés mais quand ils n'ont pas réussi, ils n'ont pas des primes de départ colossales...Il est grand temps que l'Etat français se dote d'une véritable politique industrielle et rende transparent les rémunérations des grands patrons.
Vous pouvez écouter ce que dit Ségolène Royal à ce propos .
Voici ce qu'elle a dit :
"Si je suis élue présidente de la République, d’abord dans les entreprises où l’Etat est actionnaire l’Etat exercera ses responsabilités, c’est-à-dire rendra public la rémunération des hauts dirigeants, des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l’Europe. Ensuite, l’Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j’ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien sur les difficultés de l’entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles. Donc, je crois que la France a besoin aujourd’hui d’un changement, d’un vrai changement, et une fois de plus cet exemple le montre, cruellement d’ailleurs pour les salariés, et c’est pourquoi il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui paient les difficultés des entreprises, et les erreurs surtout du patronat. Mais vous savez que nous sommes intervenus, nous avons mis l’entreprise devant ses responsabilités, les présidents de région socialistes ont protesté, ont même proposé de revenir au capital de l’entreprise. La droite nous a dit à un moment que cela ne servait à rien. J’observe que depuis que nous avons fait un rapport de force presque moral, finalement, à l’égard de la responsabilité d’une entreprise sur les territoires, l’actionnaire privé, Lagardère, a décidé de rester, le plan a été revu, mais compte tenu de cette information qui est publiée aujourd’hui moi je demande aux dirigeants d’Airbus de retirer la totalité de ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d’emplois, est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles ? Ce que finalement cette information tendrait à prouver que c’est la première hypothèse qui est finalement la bonne. »

















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