Logiciel libre : une garantie d'indépendance et des économies pour la ville
Le logiciel libre est un des grands enjeux économiques de l'économie moderne. En effet, comme chacun le sait, nous dépendons beaucoup des produits développés par Microsoft qui est en position de quasi monopole sur nombre de secteurs. C'est dangeureux pour notre sécurité et c'est également très cher... C'est pourquoi un grand nombre d'acteurs se sont engagés pour le logiciel libre et un grand nombre d'administrations et de collectivités locales s'engagent également dans cette voie et basculent leur informatique sur ce logiciel libre.
D'autre part, le logiciel libre participe à la préservation des libertés fondamentales à l'ère du numérique, au partage du savoir et à la lutte contre la« fracture numérique ». Il constitue également une opportunité pour le public mais aussi pour l'indépendance technologique et la compétitivité de la France et de l'Europe ;
Le site www.candidats.fr explique ces enjeux. Je viens pour ma part de signer le pacte du logiciel libre.
A tous ceux qui se demandent comment nous allons financer notre programme, voilà une des réponses parmi tant d'autres !

















(Il y a visiblement des geeks fans du pinguoin dans l'équipe de la candidate.)
La dernière phrase de ce billet me laisse perplexe "A tous ceux qui se demandent comment nous allons financer notre programme, voilà une des réponses parmi tant d'autres !"
Il est indéniable qu'il existe des logiciels libres de qualité remplacant avantageusement des logiciels commerciaux (Windows -> Linux, MS Office -> OpenOffice...).
Mais quel est le coût des licenses logicielles dans le budget global de l'informatique de la commune ?
Il ne faut pas oublier les autres coûts : infrastructure, matériel, maintenance, administration, formation....
Aussi quel sera le coût d'une migration du parc logiciel de la commune d'outils "commerciaux" vers des outils libres ?
Au bout de combien d'années l'opération est-elle rentable ?
Même si des économies sont faites sur le prix des licenses, il faudra prendre en compte les frais d'intervention de techniciens pour la migration, la formation des utilisateurs, la montée en compétence des administrateurs et de la maintenance...
En espérant qu'il n'existent pas de vielles applications spécifiques en MS-DOS dont le portage soit impossible sous Linux, car cela engendrait des coûts de développements supplémentaires.
Le passage au logiciels libres est une source d'économie.... mais sur du long terme.
Peut-on vraiment financer une nouvelle crêche ou des pistes cyclables avec le remplacement de quelques logiciels ?
Quant à l'énnonciation de philosophie cyber-libertaire ("préservation des libertés fondamentales à l'ère du numérique"), elle me parait bien naive...
Rédigé par: Serge | vendredi 07 mars 2008 at 08h40
Serge, je pense que vous avez raison et pas raison en même temps.
- pas raison :
Je suis allée voir sur le site :
www. candidats.fr. Il y a une très bonne argumentation et tout un cahier sur les collectivités locales. Voilà ce qu'ils disent :
"En 2005, près de 90% des entreprises envisageaient de basculer leurs serveurs Windows vers
Linux dans l'année à venir. (InformationWeek, Research Brief “Linux Outlook”, février 2005), 70%
des serveurs web dans le monde étaient des serveurs libres (Netcraft, novembre 2005).
– En France, pour 2006, l'administration française aura consacré 9% de son budget informatique à des
développements ou des platesformes
libres, charges de personnel incluses, contre 6% en 2005.
Soit 900 millions d'euros et 15% de l'ensemble du marché des services TIC de l'administration
française avec plus de 12% par an de croissance prévu durant les deux prochaines années
(Markess International, avril 2006)
– Ratio immigration/émigration des développeurs de Logiciels Libres : la France bonne dernière bien
que parmi les pays où les ingénieurs étudiants participent le plus à des projets Logiciel Libre. (voir 3)".
Là où vous avez raison, c'est que ce ne sont sur le court terme que de petites économies. Les plus grosses économies viendront dans une meilleure gestion des marchés publics (j'ai entendu que des choses aberrantes se passaient à Châtillon) et dans une meilleure gestion des priorités : pour ma part, par exemple pour les illuminations de Noël, j'ai été choquée de voir que Châtillon ressemblait au boulevard Haussmann..Une partie de cet argent aurait pu servir à payer en partie le réaménagement d'une piste cyclable comme vous dites.
Rédigé par: Armelle | vendredi 07 mars 2008 at 09h21
Merci Armelle de votre réponse.
Mais je ne comprend pas votre argumentation "pas raison".
En effet, je suis tout a fait d'accord avec vous, que les logiciels libres se développent et doivent être encouragés en France.
Vous dites que "70% des serveurs web dans le monde étaient des serveurs libres".. c'est visiblement le cas du serveur web de la ville de chatillon qui est un linux / apache.
Mais dans le cadre d'un changement de logiciel sur toute la commune, je crains que les frais annexes de migration soient négligés dans l'argumentation de la candidate.
Qu'en est-il réellement ?
Rédigé par: Serge | vendredi 07 mars 2008 at 10h45
Bonjour, c'est avec joie que je constate la maturité des idées de la candidate Martine GOURIET au sujet de la problématique des solutions logicielles libres. Aujourd'hui très engagée dans cette épopée formidable, en 2004, à Châtillon, est née BOSSTEK société de service en Informatique. Cette société participe au programme COPERNIC orienté 'Open Source Software' (logiclels libres) au sein de la DGFP (Direction Générale des Finances Publiques). Peut-être pourrions-nous un jour faire profiter de notre expertise à la ville de Châtillon. En tout cas, nos voeux de réussite électorale vous accompagnent.
Jocelyn GIZOLME.
http://www.bosstek.fr
Rédigé par: Jocelyn GIZOLME | mardi 11 mars 2008 at 16h23
Au dela de l'utilisation de logiciel comme openoffice qui releve du bon sens (économie de 30 à 40 % par poste installé),les logiciels libres metier (qui sont déja payés par d autres villes) peuvent faire baisser les couts de 20 à 30 % : la prestation de service est équivalente (formation, assistance technique, install ...).
Reste que le prestataire n a pas l exclusivité et qu il peut etre remis en concurrence chaque année sur son contrat de maintenance.
Rédigé par: francois | dimanche 08 février 2009 at 12h20