De retour de congés...Un bon moment passé en famille dans le Sud de la France, cela fait du bien pour tout le monde de se reposer après une année bien occupée !
Pour tous les lecteurs habituels de ce blog, voici un nouvel épisode dans l'histoire de ce médecin de Châtillon qui loge des personnes dans des conditions indécentes et notamment une personne dans un garage. L'affaire est passée devant le tribunal le 3 juillet et manifestement, je ne suis pas la seule à être indignée car dix huit mois de prison ont été requis, dont 6 mois fermes, ainsi que 20 000 euros d'amendes.
Le jugement est maintenant en délibéré avec verdict au début du mois de septembre.
En attendant, les locataires sont toujours logés dans des conditions parfaitement scandaleuses rue Léonard Mafrand. J'ai alerté à nouveau le préfet sans succès mais comme je suis tenace, je vais à nouveau m'employer à ce que ces personnes soient effectivement relogées dans des conditions dignes.
Voici l'article du parisien sur le sujet :
Logements insalubres
Six mois ferme requis contre la médecin de Châtillon
AWA A EU PEUR. « Elle a dit qu'elle nous mettrait le feu, comme à Paris. Que c'est ce qu'on fait avec des gens comme nous. Alors pendant plusieurs jours j'ai mal dormi ». La jeune femme vit avec son mari et ses deux enfants à Châtillon, dans un logement impropre à l'habitation. La propriétaire qui lui loue ce bien, pour plus de 600 par mois, était poursuivie hier après-midi devant la 15 e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre. Le parquet a requis contre elle dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis et mise à l'épreuve, avec obligation d'indemniser les victimes. Plus une amende de 20 000 .
Mais Bernadette, médecin généraliste de 66 ans, n'a pas admis qu'elle soumettait trois foyers à des conditions d'hébergement indignes.
Et qu'elle tentait de les intimider pour qu'ils quittent les lieux : « Ah, l'histoire du feu...
Effectivement j'ai dit qu'il faudrait faire comme à Paris, quand les hôtels ont brûlé. Mais j'ai dit ça un jour où j'étais très exaspérée », tente-t-elle de relativiser.
« Moisissures, installation électrique dangereuse, pas d'eau chaude... »
Consternation du tribunal face à cette petite dame brune qui croise les bras sur son pull blanc et qui a l'air de se demander ce qu'elle fait devant les juges. La présidente Isabelle Prévost-Desprez le lui rappelle en lisant un rapport d'expert : « Moisissures, installation électrique dangereuse, pas d'eau chaude...
» Cinglante : « Pour une famille avec enfants, c'est embêtant pas d'eau chaude, vous êtes médecin, vous savez ? »
« En 2005 j'ai fait mettre une chaudière neuve, proteste la prévenue. Et puis, si tout le monde est si mal installé que ça, pourquoi personne n'est parti ? Je demande juste...
» En l'occurrence, et c'est manifeste, la médecin souhaite se séparer de ses locataires. Elle entend récupérer son pavillon et y réaliser des travaux pour installer sa famille. « Puisqu'elle ne veut plus des locataires, on ne peut pas lui prêter l'intention de vouloir les exploiter ! » appuie vigoureusement son avocat, M e Rémi Crauste. Et d'expliquer que la sexagénaire, débordée par son cabinet médical, hérite d'une situation gérée par feu son mari, « et dont elle n'a pas à répondre pénalement aujourd'hui ».
La procureure, qui s'avoue « choquée » par les faits, s'interroge sur « le rapport aux autres » qu'entretient la prévenue : « Madame ne fonctionne que dans un rapport de force. Elle est dans la toute-puissance ». L'interdiction de louer les combles d'un appartement, en 2002, l'arrêté d'insalubrité irrémédiable frappant un garage converti en studio, en 2005 - et l'obligation de reloger son occupant - n'ont pas fait évoluer la situation : « Elle est dans le déni total de ses obligations de propriétaire », estime Marie-Aimée Gaspari.
Le jugement a été mis en délibéré au 5 septembre.
voici également l'article de l'AFP
Une femme médecin "marchande de sommeil" jugée à Nanterre
Le 03/07/2008 à 22:45
Une femme médecin de Châtillon (Hauts-de-Seine) a comparu jeudi après-midi à Nanterre pour avoir soumis à des conditions d'hébergement indignes une dizaine de locataires, dont un homme qui vit encore aujourd'hui dans un garage où le loyer s'élevait à 450 euros par mois.
Bernadette Bachelet, 66 ans, et son mari, un militaire mort en 2005, avaient divisé un pavillon mitoyen de leur maison en trois logements, dont un studio aménagé dans un garage, sans fenêtre ni isolation.
Installé dans ce lieu depuis 1996, Ali Fadé, agent de sécurité de 52 ans, a raconté à la barre qu'il a payé pendant des années un loyer équivalent à 450 euros par mois, jusqu'à ce que la préfecture des Hauts-de-Seine déclare le local insalubre et en interdise l'habitation par un arrêté délivré en juin 2005.
L'arrêté faisait obligation à la propriétaire de reloger son locataire, ce qu'elle n'a pas fait. N'ayant pas retrouvé de logement, M. Fadé, qui gagne 1.200 euros par mois, vit toujours dans le garage. Il n'acquitte cependant plus le loyer.
Poursuivie pour soumission de personnes vulnérables, dont des mineurs, à des conditions d'hébergement indignes, Mme Bachelet est également accusée d'actes d'intimidation à l'encontre de ses locataires en vue de leur faire quitter les lieux, alors que la loi lui donnait obligation de les reloger.

















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Aml
Rédigé par : ANNE-MARIE | samedi 06 septembre 2008 à 13h50