Le mois d'août se finit et nous allons bientôt reprendre les séances du conseil municipal ainsi que l'ensemble de nos activités de conseillers municipaux.
A cette occasion, je souhaite reparler de l'opposition à Châtillon et à manière dont le maire voudrait la museler, parfois au mépris de la loi.
Je l'ai écrit à plusieurs reprises et j'ai même interpelé le préfet : nous considérons qu’à Châtillon, la démocratie n’est pas respectée, l'opposition y est bafouée, y compris sur des points pourtant rendus obligatoires de par la loi, comme par exemple la mise à disposition d'un local pour les conseillers municipaux de l'opposition.
Une étude approfondie, récemment menée par Philippe Kaltenbach, maire de Clamart, sur 17 villes UMP du département, 1 ville Modem, 3 villes PS, 2 villes PC, sur les 36 communes que compte le département des Hauts-de-Seine, nous conforte dans notre opinion.
Châtillon, avec Levallois-Perret, Issy-les-Moulineaux, Puteaux et Montrouge, fait partie des villes qui figurent parmi les municipalités les moins démocrates du département !
Qu’on en juge :
- 3 villes ne respectent pas l’obligation légale de mise à disposition d’un local pour les conseillers municipaux de l’opposition (Châtillon, Montrouge, Saint-Cloud).
- 35% des villes doivent élire des conseillers municipaux pour leur communauté d’agglomération. Beaucoup de villes acceptent d'élire pour ces postes des conseillers de l'opposition: Antony, Bagneux, Clamart, Fontenay, Montrouge, Meudon, Sèvres, Suresnes… Mais pas Châtillon où l’opposition qui a obtenu pourtant 48,5% aux dernières municipales, n’a aucun siège ni à l’intercommunalité Chatillon-Montrouge, ni dans les commissions de travail diverses et variées où pourtant plus de 100 postes sont disponibles !
- 23,5% des villes acceptent l’opposition à l’Office public de l’Habitat de leur ville et 41% au CA de leur Sem,. Bien sur, l’opposition de Châtillon n’est représentée ni à l’office Châtillon Habitat ni à la SEMARCH., pourtant organismes essentiels pour la vie de la commune.
Sans oublier les innombrables fois où les élus de l’opposition ne sont pas invités aux cérémonies officielles, ni aux délégations de la ville…et doivent se débrouiller par eux-mêmes pour connaître dates et lieux des manifestations.
Eclair dans la grisaille : Châtillon fait partie des 82% des villes dans lesquelles on peut demander des salles hors période électorale. C’est bien le seul point sur lequel le maire soit conforme.
A Châtillon, le maire et ses élus de la majorité semblent avoir oublié que dans une démocratie, il y a un pouvoir et un contre pouvoir légitime -et nécessaire- De fait, ce contre pouvoir limite, voire empêche les abus et c'est aussi de la confrontation des idées et des cultures que naissent les meilleures solutions.

















"Une étude approfondie, récemment menée par Philippe Kaltenbach"
=> tout est dit
Rédigé par : gwenn | mercredi 02 septembre 2009 à 20h56