crédit photo : Le Parisien ( 30 janvier 2010)
Hier, lors de la séance du conseil général consacrée à la réforme des collectivités locales, j'ai dénoncé en séance le projet de loi sur les conseillers territoriaux. Vous pouvez lire à ce sujet l'interview que j'ai donnée à Mon Châtillon 92.
Nous avons également lancé le collectif "Femmes en Rouge Olympe de Gouges ". Nous sommes déterminées à faire entendre la voix des femmes car après des années de combat féministe, les chiffres sont là et ils sont alarmants. Forte inégalité salariale hommes/femmes à diplôme égal et années d'expérience égal, toujours 80 % des tâches ménagères accomplies par les femmes....Dans ce combat, les élues ont une place essentielle car, et je le vois au quotidien, mieux que les hommes elles comprennent les problématiques féminines comme la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle.
La loi sur la parité avait réussi à faire augmenter le pourcentage de femmes élues et en particulier la moitié des conseillers régionaux sont des conseillères régionales. En revanche, seuls 17% des conseillers généraux sont des conseillères générales. La loi sur les conseillers territoriaux, si elle adoptée comme cela est prévu, au scrutin uninominal à un tour, marquera une régression majeure de ce point de vue avec une forte diminution du nombre d'élues. Allons nous accepter cette régression ?
Article du Parisien du 30 janvier 2009
Un lancement remarqué ! Hier, le collectif Femmes en rouge a fait sa première apparition publique à la séance du conseil général, consacrée à la réforme des collectivités territoriales. Composé majoritairement d’élues socialistes des Hauts-de-Seine, candidates aux élections régionales de mars, il s’est créé pour dénoncer les conséquences de cette loi sur la parité.
« Les sièges des conseils territoriaux seront pourvus au scrutin uninominal à un tour, rappelle Martine Gouriet, conseillère générale PS de Châtillon.
Mécaniquement, les femmes seront moins nombreuses. » « Cette déféminisation aura aussi des conséquences sur les problématiques quotidiennes des femmes », renchérit une autre élue. Leurs homologues masculins, présents dans l’hémicycle, ou dans les rangs du public, n’étaient pas en reste. En signe de soutien, certains portaient une cravate rouge. A l’image de Bernard Lucas, conseiller général PS de Colombes, qui voit dans cette loi « un recul démocratique ».
Coïncidence amusante : le président du conseil général, Patrick Devedjian, portait lui aussi une cravate rouge…

















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