1) Les postes devant être mis à disposition par l’Etat ne sont pas pourvus.
Dans ce cas, le département a recours à des personnels départementaux et l’Etat rembourse le département via la MDPH. Ce mécanisme a du mal à se mettre en place, et l’Etat n’honore pas ses factures.
Une nouvelle illustration de cet état de fait a eu encore lieu le 15 juin. Le budget 2010 de la MDPH n’a pas pu être voté ( et pourtant nous sommes en juin !) car les services de l’Etat ont indiqué en séance qu’ils étaient incapables de dire si les moyens prévus en personnel pour la MDPH pouvaient être accordés. Encore une fois, la révision générale des politiques publiques ( la tristement fameuse RGPP) a frappé et maintenant, elle touche le monde du handicap.
Les dettes contractées par l’Etat sont de 34,5 Millions d’Euros. J’ai demandé à avoir le chiffre pour le 92, pour l’instant non communiqué. Ceci dit, si on appliquait une bête règle de trois ( 1,2 M d’habitants/60 M de français) , on peut en déduire que l’tat doit certainement à minima environ 700 K€ au département sur ce seul point.
2) La réorganisation des services pour passer de trois services juxtaposés à un seul est longue et difficile, alors qu’en même temps il faut traiter des dossiers en masse.
Quelques exemples de chiffres : 48 000 demandes déposées au pôle adulte en 2009, 12 000 demandes au pôle enfant, 65 personnes reçues physiquement par jour, 388 appels reçus par jour, 56 000 courriers reçus en 2009.
De ce fait, les dossiers et les délais s’accumulent et l’audit de réorganisation initié par une société de consulting a pour l’instant permis de proposer une nouvelle organisation des services sans que pour autant les délais de traitement n’aient encore diminué et alors que les problèmes au niveau du personnel, pourtant motivé et compétent s’accumulent. ( départs non remplacés, postes gelés, recours à des emplois précaires…)
Dans ce contexte extrêmement préoccupant, le groupe socialiste demande deux choses :
- Que le département demande à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans la politique du handicap et qu’il paie correctement ses factures et alloue des moyens
- Que le département engage des ressources, notamment en matière informatique, de formation, d’embauche
Le tout pour que la MDPH puisse enfin fonctionner correctement et que l’accueil des personnes handicapées et le traitement de leurs demandes conformément à la loi handicap de 2005 puisse être pris en compte à un niveau enfin satisfaisant.

















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