J'ai été alertée par le " collectif Châtillon santé " regroupant les habitants du 19 rue Gabriel Péri qui refusent une nouvelle installation d'une antenne mobile sur leur toit. Il faut dire que , comme dans pratiquement tous les immeubles sociaux, une forêt d'antennes a été installée sur le toit sans que leur avis n'ait été demandé aux locataires.
Une pétition a été signé par plus de 1000 personnes.
Les études concernant l'incidence sur la santé des antennes mobiles sont diverses et contradictoires. La très officielle fondation santé et radio fréquences indique qu'il n'y aucun risque, en revanche diverses associations et de récentes études affirment le contraire.
Dans un tel cas de figure où le doute scientifique existe, le principe de précaution, principe constitutionnel, se doit de s'appliquer. C'est d'ailleurs en vertu de ce principe que le maire de Châtillon a refusé un permis de construire rue Edmond Rostand. Par là même, il cautionne une politique avec deux poids, deux mesures dans la même ville.
C'est aussi au nom de ce principe que la ville de Paris a demandé à revoir la puissance d'émission de ses antennes et que l'association Robin des toits demande que la puissance soit diminuée et passe à 0,6 V/m.
Pour ma part, je soutiens les locataires et ai demandé au maire d'une part d'engager une concertation avec eux puisqu'ils sont en conflit depuis le mois de mai, d'autre part de travailler à une nouvelle charte municipale. Pas de réponse à ce jour alors même que les antennes sont à moins de cent mètres d'un lieu qui accueille des enfants ( la halte garderie), ce qui est prohibé par la charte départementale signée par les maires et les opérateurs.
Le groupe socialiste Europe Ecologie Les Verts a également soulevé cette question au conseil général et nous nous sommes faits renvoyer dans nos cordes.
Je joins également l'article du Parisien du jour à ce sujet.








C'est en effet un sujet très important. Les résultats scientifiques sur le sujet font état d'un problème à ne pas négliger : le rayonnement d'une antenne relais, si le corps humain est exposé à ce rayonnement pendant un long moment (nous sommes donc parfaitement dans le sujet puisqu'il s'agit présentement d'une antenne présente au dessus des habitations), favoriserait la perte de cheveux, le dérèglement cardiaque, les maux de tête à répétitions, etc.
C'est un sujet absolument nécessaire, et représente une priorité pour la santé des personnes en question. Dommage que cette question, présente lors du conseil général, n'a pas portée ses fruits. À croire que le pouvoir en place ne considère pas ses habitants comme importants...
Merci Martine pour ce dossier !
Rédigé par : Sébastien VERGNAUD | samedi 26 novembre 2011 à 12h59