L'école publique est en danger
Nous distribuons ce week end un tract sur l'éducation
, pour appeler à manifester contre les mesures prises par le ministre de l'éducation nationale et pour appeler l'ensemble des français à prostester, dans l'intérêt de nos enfants.
En voici le texte complet :
"Les mesures du plan de réforme de l’enseignement primaire du Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos ont pour objectif annoncé la réduction de l’échec scolaire.
Les points les plus médiatisés de cette réforme ne peuvent que rassurer certains parents d’élèves et remporter leur adhésion : suppression du samedi matin travaillé pour les élèves (semaine de 4 jours), nouveaux programmes, heures de soutien aux élèves en difficulté (assurées par les enseignants, sur les heures récupérées le samedi matin), stages de remise à niveau (assurés par des enseignants volontaires pendant les vacances scolaires).
Mais pour les enseignants et de nombreux parents, cela pose d’autres questions, et cela génère de l’inquiétude …
Comment lutter contre l’échec scolaire en supprimant deux heures de cours par semaine ? Et avec des programmes très alourdis par rapport à ceux de 2002 ?
Comment lutter contre l’échec scolaire en supprimant 11 200 postes dans l’Education Nationale dès l’année prochaine (80 000 dans les quatre ans à venir)? Comment assurer le suivi individuel des élèves quand les classes seront surchargées ?
A Châtillon comme ailleurs, dans les deux collèges et au lycée, la prochaine rentrée scolaire s’annonce difficile du fait de ces suppressions de postes et des nombreuses heures supplémentaires qui vont être imposées, au détriment des élèves, aux enseignants.
Comment lutter contre l’échec scolaire en remettant en cause les postes des enseignants spécialisés des Réseaux d’Aides (R.A.S.E.D.), dont le rôle est précisément d’aider les élèves en difficulté ? Les élèves en « stage de remise à niveau » risquent d’être stigmatisés : ils reviendront à l’école pendant que les « bons élèves » pourront profiter de leurs vacances pour jouer, pratiquer des activités culturelles ou sportives…
Comment lutter contre l’échec scolaire en fondant l’enseignement sur des programmes tournés vers le passé, qui prônent la seule voie de la répétition et de la mémorisation de mécanismes sans réflexion, appropriation, ni sens donné aux apprentissages ? On étouffe ainsi le développement de la pensée critique de l'élève, futur citoyen, car sa réflexion n’est plus sollicitée. Seuls les plus performants s’en sortiront, d’où un sentiment de consumérisme : l'école doit produire des élèves rentables.
Les nouveaux programmes, avec l’introduction de l’apprentissage de la lecture dès la grande section de maternelle contiennent en germe le recul de l’âge de la scolarité obligatoire à 5 ans (au lieu de 6 actuellement) et le transfert des classes de petites et moyennes sections sur les collectivités locales, comme cela se pratique actuellement dans d’autres pays européens (qui par ailleurs envient l’excellence de notre école maternelle).Ils ne tiennent pas compte du développement psychomoteur de l’enfant !
Tous les enfants doivent avancer au même rythme. La programmation par cycles n’existe plus, l’enfant n’est plus au centre du système éducatif. Les nouveaux programmes sont élitistes et donnent l’impression que la priorité actuelle n'est pas la réussite de tous mais de faire en sorte que l'école coûte moins cher à l’Etat.
Le temps de l’école qui tend à favoriser l’égalité des chances est- il révolu?
Tout cela est inacceptable pour tous mais surtout pour les générations futures!
A l’appel des syndicats d’enseignants,à l’appel de nombreuses associations de parents d’élèves et d’organismes liés à l’éducation une grande manifestation nationale est organisée le dimanche 18 mai au départ d’Opéra.
Un départ groupé Châtillonnais vers la manifestation aura lieu. Rendez-vous à 13h30 au Métro de Châtillon."






















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