2 ans de Sarkozy, un bien triste anniversaire
Si le 6 mai n'était le début d'un bien joli mois et son cortège de soleil et de fleurs, je dirais qu'il s'agit d'un jour funeste.
Souvenez vous, il y a 2 ans jour pour jour, nous étions complètement abasourdis et atterrés, Sarkozy était élu président de la république. S'en sont suivis des épisodes comiques mais indignes de la pratique d'un président de la république ( le Fouquets, les montres bling bling, la "retraite" sur le yacht de Bolloré etc) mais surtout une politique économique désastreuse avec un plan de relance chancelant et une erreur dès le départ, celle de l'adoption du fameux "paquet fiscal", magnifique cadeau de 15 milliards d'euros partis dans le vide et sans retour pour le pouvoir d'achat et la croissance.
Et que dire de l'ensemble des lois sur la justice ?
Hier, j'étais à Boulogne dans le cadre d'un débat où intervenait notamment Robert Badinter, brillamment et excellemment comme d'habitude. Quel contraste avec notre actuelle ministre de la justice ! Comme il nous le disait, les peines planchers, adoptées sous la pression d'un fait divers comme d'ailleurs bon nombre de lois, ont rempli les prisons. Et c'est comme cela qu'un ado qui a consommé un peu de drogue et qui est pris la main dans le sac pour la seconde fois se retrouve en prison ou que conduire sans permis conduit également directement à la prison. Quand on sait que la meilleure école de la crimininalité, c'est la prison elle même, où les caïds endurcis expliquent aux jeunes comment s'y prendre, on ne peut que craindre le pire à la sortie de prison. Robert Badinter nous a également raconté une anecdote marquante, à propos des prisons françaises, notoirement connues comme étant une honte absolue du fait de leur état de délabrement et de surpopulation : lors de son dernier voyage en Russie, un des amis de M. Poutine, dont tout le monde connait le sens marqué de la démocratie, lui dit : " quand on vient d'un pays qui a des prisons dans un état aussi honteux, on n'a pas de leçons à donner..."
2 ans de Sarkozysme ?
Un recul des libertés publiques, le mépris le plus absolu pour les chercheurs, l'école publique et en particulièrement l'école primaire mise à mal, la politique de santé en danger avec les franchises médicales, le scénario que nous craignions s'est produit et les promesses n'ont pas été tenues.
Les Français ne sont pas dupes comme en témoignent les sondages parus les derniers jours.
A nous socialistes, de faire maintenant la preuve que nous représentons une alternative crédible.
Et nous nous y employons, avec en particulier ce grand projet européen, que nous avons construit à 27 et qui, pourra faire enfin passer de droite à gauche la majorité du parlement européen, pour mener une politique de gauche au niveau européen.
Le 7 juin, votons socialiste pour oublier le 6 mai !
Je vous incite à télécharger le texte joint et à le lire attentivement pour approfondir le sujet...




























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