« Mon concurrent ? Je l’ai déjà battu la dernière fois ! » L’idée d’avoir comme adversaire le centriste Jean- Paul Boulet, adjoint au maire de Châtillon, n’effraie visiblement pas outre mesure la sortante socialiste, Martine Gouriet. « Son seul argument de campagne, c’est de dire partout qu’il est adjoint au maire et qu’avec lui, ça va aller mieux… je trouve ça un peu juste, avance l’élue socialiste.
D’autant que c’est la troisième fois qu’il se présente à ce scrutin. »
Le tramway au cœur des préoccupations
Celle qui veut se succéder à elle même se dit motivée par l’envie de terminer le travail débuté : « Pendant mon mandat, j’ai fait voter des crédits par le conseil général pour la rénovation du collège Paul-Eluard, qui s’élève à40millionsd’euros, rapporte Martine Gouriet. Cet établissement de 700 élèves en a bien besoin notamment sur le plan de l’isolation thermique et de l’équipement informatique. Il sera aussi doté d’un gymnase qui fait cruellement défaut. » L’arrivée du tramway est l’autre cheval de bataille de la conseillère générale sortante : « Je me suis battue pour qu’il arrive et qu’avec lui, on ne continue pas de faire la part belle à la voiture », résume-t-elle.
Adjoint au maire de Châtillon, Jean- Pierre Schosteck, et délégué à l’éducation et aux transports, Jean-Paul Boulet est, dans ses documents de campagne, beaucoup plus critique : « Elue depuis sept longues années au conseil général, Martine Gouriet a-telle contribué à améliorer le quotidien des habitants ? La réponse est aujourd’hui évidente : non, assène-t- il. Les seuls financements du conseil général dont a bénéficié Châtillon ont été obtenus par Jean-Pierre Schosteck. Il est urgent de changer pour que les Châtillonnais retrouvent enfin leur voix au département. » Sans se contenter de critiquer sa principale concurrente, Jean-Paul Boulet se veut aussi force de proposition. Il milite notamment « pour renforcer l’aide à domicile aux personnes âgées, diversifier les modes de garde pour les jeunes enfants, valoriser le patrimoine des communes, et assurer le financement des aménagements de sécurité routière sur les départementales ».
Jérôme Desquilbet, pour Europe Ecologie-les Verts, le dit sous forme de boutade : « Vincent Gazeilles est le seul conseiller général écologiste, il doit se sentir bien seul…J’irais bien le rejoindre. » Sujet déterminant à ses yeux, le tramway T6 : « Il était nécessaire, mais le projet retenu est catastrophique. D’abord, il ne rejoint pas Paris mais la ligne 13 du métro, la plus saturée. De surcroît, le choix technologique fait par les élus UMPNouveau Centre n’est pas bon, critique Jérôme Desquilbet. En choisissant le tramway sur pneus à rail de guidage, on se prépare des coûts de maintenance très élevés et ce tramway a déraillé partout où il a été installé. Ce système n’est pas une bonne alternative à la voiture. »
Résultats du 1er tour du 21 mars 2004
Inscrits : 18 704, Abstentions : 6 339 (33,89 %), Votants : 12 365 (66,11 %), Blancs et nuls : 297 (2,40 %).
Jean-Paul Boulet (UMP) : 3 732 (30,92 %), Jérôme Desquilbet (les Verts) : 1 772 (14,68 %), Martine Gouriet (PS) : 3 239 (26,84 %), Pascal Olivier (DVG) : 135 (1,12 %), Jean-Pierre Schmitt (FN) : 994 (8,24 %), Jocelyne Le Métayer (COM) : 694 (5,75 %), Jackie Boulay (UDF) : 1 210 (10,03 %), Richard Percevault (EXG) : 292 (2,42 %).
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